Présentation

Histoire

historique de la ville

Les armes de la famille de CondéQuatre villages ont donné naissance à Creutzwald : 
- Creutzwald, ou Crisvald
- Villers La Croix, l’actuel Neudorf (Neuf village)
- Wilhelmsbronn , c’est le quartier Nassau
- La Houve.

En 1601, la famille de Condé se porta acquéreur de la « forêt de La Croix » ou Creutzwald ayant appartenu à l’abbaye Saint Croix de Bouzonville. Cette enclave dans le Warndt fut vendue en 1594 par les moines de Bouzonville au Sieur Etienne de Héning, lequel la revendit en 1601 au gentilhomme verrier calviniste Louis de Condé. Rapidement un petit hameau se forma autour d'une première verrerie située près de l'église du Centre. Il prit le nom de la forêt : Creutzwald.  En 1607, un nouveau village (Neudorf) se constitua non loin de là : il prit le nom de Villers La Croix en l'honneur de Françoise de Villers, seconde épouse de Louis de Condé.
Creutzwald devint en 1611 le support d’une seigneurie relevant de la souveraineté de Lorraine.
Les deux premiers villages furent partiellement détruits  pendant la guerre de Trente Ans (1618 - 1648). La plupart des habitants essentiellement protestants se dispersèrent. Certains d’entre eux revinrent après la guerre entraînant dans leur sillage de nouveaux colons catholiques pour la plupart.
En 1626, Daniel de Condé fonda sur les terres du comte Guillaume de Nassau-Sarrebruck une nouvelle agglomération qui prit le nom de Wilhelmsbronn : l’actuel quartier Nassau. Trois villages indépendants coexistèrent alors avec leurs verreries respectives, leurs moulins  et leurs lavoirs jusqu’en 1644 lorsque Creutzwald engloba Villers La Croix pour former le village de Creutzwald La Croix.

Les habitants désormais majoritairement catholiques fréquentèrent alors une première chapelle probablement en bois construite en 1653 sur un terrain mis à disposition par les Seigneurs de Condé.
En 1705, le duc Léopold, accorda la charte de fondation d’une verrerie au lieu-dit La Houve, sur la rive gauche de la Bisten, afin de relancer l’économie dans cette région relevant de sa souveraineté. Un nouveau village vit ainsi le jour et prit le nom de La Houve.
Une église en pierres fut construite en 1730 à l'emplacement actuel de l'église du centre afin de remplacer l’ancienne chapelle devenue trop petite. Menaçant ruines et reconstruite à plusieurs reprises, cette église acquit sa forme actuelle en 1911 à l’initiative de l’abbé Stenger.

Hôtel de ville Les trois communes furent rattachées à la France en 1766.
Enfin par un décret de Napoléon 1er en date du 24 mars 1809, Creutzwald La Croix, Creutzwald Wilhelmsbronn et Creutzwald La Houve furent réunies en une seule commune : Creutzwald. Plus tard, la commune fut à nouveau rebaptisée : Creutzwald-la-Croix. Cette appellation subsiste encore aujourd’hui sur les façades de la gare.
Finalement la ville retrouvera en 1961 le nom de sa forêt d’origine : Creutzwald.

Creutzwald a définitivement tourné la page du charbon.

Aujourd’hui la ville renforce sa situation au cœur de l’Europe grâce à une voie de jonction entre les systèmes autoroutiers français et allemand.

La création d’une eurozone stimulera le développement d’activités tertiaires à haute valeur ajoutée.

Pour en savoir plus :
  • Cercle d'histoire Locale de Creutzwald :
    www.creutzwaldhistoire.fr
  • "Creutzwald, carrefour de La Houve", Nicolas DICOP, Editions Le Lorrain, 1968
  • "De Marie à Albert", Houillères du Bassin de Lorraine, 1995
  • "Les mineurs tournent la page du charbon", Charbonnages de France, 2004

3 industries contribuèrent au développement de Creutzwald :

Le verre
Le premier essor industriel est lié au verre, grâce à l'abondance du bois des forêts et à la présence de sable siliceux dans le sol : matières nécessaires au fonctionnement des fours à verrerie. Une première verrerie artisanale fût installée entre 1602 et 1603 par la famille de Condé, gentilshommes verriers originaires de Champagne.  Plusieurs verreries fonctionnèrent simultanément à Creutzwald jusqu’au milieu du XVIIe siècle, puis elles déclinèrent progressivement. La dernière verrerie, celle de la Houve, implantée en 1705 pour relancer l’activité, fut rachetée par la verrerie de Meisenthal en 1843. De cette première industrie fondatrice de Creutzwald restent comme seuls témoins d’une activité  autrefois florissante: la Place de Condé, la Place des Verriers et…quatre verres conservés en Mairie.  

Le fer
La sidérurgie démarre dans la forêt de la Houve à l’initiative de la Famille Quien qui installa  deux hauts-fourneaux alimentés initialement au charbon de bois. On utilisera la houille, puis le coke bien plus tard. La force hydraulique produite par l’eau de la Bisten permit de mettre en action les souffleries servant à augmenter la température dans les fourneaux. L’industrie du fer ne se développa véritablement qu’à l’initiative de Charles de Wendel. Elle devint même florissante jusqu’à la révolution qui mit un frein à cette activité.  En 1814,  François Payssé  relança la production. Puis l’usine passa aux mains de la famille Schlincker. Les hauts-fourneaux furent arrêtés et ne subsista que le moulage de la fonte. La famille Quinchez succéda à la tête de l’entreprise. Le parc et la rue « Quinchez » rappellent son passage à Creutzwald. Finalement la fonderie fut reprise en 1929 par les frères Schmitt.  Elle ferma définitivement  au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Il ne subsiste aujourd’hui qu’un seul bâtiment en briques rouges témoin de cette industrie.

La houille
Le charbon prit son essor à Creutzwald avec le fonçage du puits Marie au siège 1 de la Houve en 1895 par la Société des « Mines de le Houve » dirigée par Jules Schaller. Sa production progressa  rapidement et en 1908 fut réalisé le siège 2 de la Houve. Le puits Barrois fut foncé en 1935. Au total, sept puits surmontés chacun d’un chevalement et répartis sur 5 sites constituèrent la  « Mine de la Houve » qui aura produit 106 millions de tonnes de charbon au terme de son exploitation en 2004. Elle aura été en son temps l’une des mines les plus modernes d’Europe et aura contribué de manière prépondérante au développement de la ville. Le Siège de la Houve fut la dernière mine de charbon en activité  en France.